Escitalopram 5 mg comprimés pelliculés


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1. Nom du médicament

Escitalopram 5 mg comprimés pelliculés

2. Composition qualitative et quantitative

Chaque comprimé contient 5 mg d’escitalopram (sous forme d’oxalate).

Pour la liste complète des excipients, voir la section 6.1.

3. Forme pharmaceutique

Tablette pelliculée

Blanc à blanc cassé, ronds, d’environ 5,65 mm de diamètre, biconvexes, comprimés pelliculés des deux côtés.

4. Renseignements cliniques
4.1 Indications thérapeutiques

• Traitement des épisodes dépressifs majeurs

• Traitement du trouble panique avec ou sans agoraphobie

• Traitement du trouble d’anxiété sociale (phobie sociale)

• Traitement du trouble d’anxiété généralisée

• Traitement du trouble obsessionnel-compulsif

4.2 Posologie et mode d’administration

L’innocuité des doses quotidiennes supérieures à 20 mg n’a pas été démontrée.

Les comprimés pelliculés d’escitalopram sont administrés en une seule dose quotidienne et peuvent être pris avec ou sans nourriture.

Épisodes dépressifs majeurs:

La posologie habituelle est de 10 mg une fois par jour. Selon la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée jusqu’à un maximum de 20 mg par jour.

Habituellement 2-4 semaines sont nécessaires pour obtenir une réponse antidépresseur. Après la résolution des symptômes, un traitement d’au moins 6 mois est requis pour la consolidation de la réponse.

Trouble panique avec ou sans agoraphobie:

Une dose initiale de 5 mg est recommandée pour la première semaine avant d’augmenter la dose à 10 mg par jour. La dose peut être encore augmentée, jusqu’à un maximum de 20 mg par jour, en fonction de la réponse individuelle du patient.

L’efficacité maximale est atteinte après environ 3 mois. Le traitement dure plusieurs mois.

Trouble d’anxiété sociale:

La posologie habituelle est de 10 mg une fois par jour. Habituellement 2-4 semaines sont nécessaires pour obtenir un soulagement des symptômes. La dose peut ensuite, en fonction de la réponse individuelle du patient, être réduite à 5 mg ou augmentée jusqu’à un maximum de 20 mg par jour.

Le trouble d’anxiété sociale est une maladie chronique, et un traitement de 12 semaines est recommandé pour consolider la réponse. Le traitement à long terme des répondeurs a été étudié pendant 6 mois et peut être considéré sur une base individuelle pour prévenir les rechutes; les bénéfices du traitement doivent être réévalués à intervalles réguliers.

Le trouble d’anxiété sociale est une terminologie diagnostique bien définie d’un trouble spécifique, qui ne doit pas être confondue avec une timidité excessive. La pharmacothérapie n’est indiquée que si le trouble interfère de manière significative avec les activités professionnelles et sociales.

La place de ce traitement par rapport à la thérapie cognitivo-comportementale n’a pas été évaluée. La pharmacothérapie fait partie d’une stratégie thérapeutique globale.

Trouble d’anxiété généralisée

La dose initiale est de 10 mg une fois par jour. Selon la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée jusqu’à un maximum de 20 mg par jour.

Le traitement à long terme des répondeurs a été étudié pendant au moins 6 mois chez les patients recevant 20 mg. Les bénéfices du traitement et la dose doivent être réévalués à intervalles réguliers (voir rubrique 5.1).

Trouble obsessionnel compulsif:

La dose initiale est de 10 mg une fois par jour. Selon la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée jusqu’à un maximum de 20 mg.

Comme le TOC est une maladie chronique, les patients doivent être traités pendant une période suffisante pour s’assurer qu’ils ne présentent aucun symptôme.

Les bénéfices et la posologie du traitement doivent être réévalués à intervalles réguliers (voir rubrique 5.1).

Patients âgés (> 65 ans):

La posologie initiale est de 5 mg une fois par jour. Selon la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée jusqu’à 10 mg par jour (voir rubrique 5.2).

L’efficacité des comprimés pelliculés d’escitalopram dans le trouble d’anxiété sociale n’a pas été étudiée chez les patients âgés.

Enfants et adolescents (<18 ans):

Les comprimés pelliculés d’Escitalopram ne doivent pas être utilisés dans le traitement des enfants et des adolescents de moins de 18 ans (voir rubrique 4.4).

Fonction rénale réduite:

Un ajustement posologique n’est pas nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée. La prudence est recommandée chez les patients ayant une fonction rénale sévèrement réduite (CL CR inférieure à 30 ml / min.) (Voir rubrique 5.2).

Fonction hépatique réduite:

Une dose initiale de 5 mg par jour pendant les deux premières semaines de traitement est recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée. Selon la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée à 10 mg par jour. La prudence et une posologie très prudente sont conseillées chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 5.2).

Métaboliseurs pauvres du CYP2C19:

Chez les patients qui sont des métaboliseurs lents du CYP2C19, il est recommandé d’administrer une dose initiale de 5 mg par jour pendant les deux premières semaines de traitement. Selon la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée à 10 mg par jour (voir rubrique 5.2).

Symptômes de l’arrêt du traitement à l’arrêt du traitement:

L’arrêt brusque devrait être évité. Lors de l’arrêt du traitement par l’escitalopram, la dose doit être progressivement réduite sur une période d’au moins une à deux semaines afin de réduire le risque de symptômes de sevrage (voir rubriques 4.4 et 4.8). Si des symptômes intolérables surviennent après une diminution de la dose ou à l’arrêt du traitement, la reprise de la dose prescrite peut être envisagée. Par la suite, le médecin peut continuer à diminuer la dose, mais à un rythme plus progressif.

4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à l’escitalopram ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

L’escitalopram est contre-indiqué chez les patients ayant un allongement connu de l’intervalle QT ou un syndrome du QT long congénital.

L’escitalopram est contre-indiqué en association avec des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT (voir rubrique 4.5).

Le traitement concomitant par des inhibiteurs non sélectifs et irréversibles de la monoamine oxydase (inhibiteurs de la MAO) est contre-indiqué en raison du risque de syndrome sérotoninergique avec agitation, tremblement, hyperthermie, etc. (voir rubrique 4.5).

La combinaison de l’escitalopram avec des inhibiteurs réversibles de la MAO-A (ex: moclobémide) ou du linézolide réversible non-sélectif MAO-inhibiteur est contre-indiquée en raison du risque de survenue d’un syndrome sérotoninergique (voir rubrique 4.5).

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Les mises en garde spéciales et les précautions suivantes s’appliquent à la classe thérapeutique des ISRS (inhibiteurs sélectifs de la S érotonine).

Utilisation chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans:

Les comprimés pelliculés d’escitalopram ne doivent pas être utilisés dans le traitement des enfants et des adolescents de moins de 18 ans. Les comportements liés au suicide (tentative de suicide et pensées suicidaires) et l’hostilité (agressivité prédominante, comportement oppositionnel et colère) ont été plus fréquemment observés dans les essais cliniques chez les enfants et les adolescents traités avec des antidépresseurs comparativement aux patients sous placebo. Si, en fonction des besoins cliniques, une décision de traitement est néanmoins prise; le patient doit être soigneusement surveillé pour l’apparition de symptômes suicidaires. En outre, les données de sécurité à long terme chez les enfants et les adolescents concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental font défaut.

Anxiété paradoxale:

Certains patients atteints de trouble panique peuvent éprouver des symptômes d’anxiété accrue au début du traitement par antidépresseurs. Cette réaction paradoxale disparaît habituellement dans les deux semaines suivant la poursuite du traitement. Une faible dose initiale est conseillée pour réduire la probabilité d’un effet anxiogène (voir rubrique 4.2).

Saisies:

L’escitalopram devrait être arrêté si un patient développe des crises pour la première fois, ou s’il y a une augmentation de la fréquence des crises (chez les patients ayant déjà reçu un diagnostic d’épilepsie). Les ISRS doivent être évités chez les patients souffrant d’épilepsie instable, et les patients atteints d’épilepsie contrôlée doivent être étroitement surveillés.

La manie:

Les ISRS doivent être utilisés avec prudence chez les patients ayant des antécédents de manie / hypomanie. Les ISRS doivent être interrompus chez tout patient entrant dans une phase maniaque.

Diabète:

Chez les patients diabétiques, un traitement par un ISRS peut modifier le contrôle glycémique (hypoglycémie ou hyperglycémie). L’insuline et / ou la posologie hypoglycémique orale peuvent devoir être ajustées.

Suicide / pensées suicidaires ou aggravation clinique:

La dépression est associée à un risque accru de pensées suicidaires, d’automutilation et de suicide (événements liés au suicide). Ce risque persiste jusqu’à ce qu’une rémission significative se produise. Comme l’amélioration peut ne pas se produire au cours des premières semaines ou plus de traitement, les patients doivent être étroitement surveillés jusqu’à ce qu’une telle amélioration se produise. C’est l’expérience clinique générale que le risque de suicide peut augmenter dans les premiers stades de récupération.

D’autres troubles psychiatriques pour lesquels l’escitalopram est prescrit peuvent également être associés à un risque accru d’événements liés au suicide. En outre, ces conditions peuvent être comorbides avec un trouble dépressif majeur. Les mêmes précautions observées lors du traitement de patients présentant un trouble dépressif majeur doivent donc être observées lors du traitement de patients présentant d’autres troubles psychiatriques.

Les patients ayant des antécédents d’événements suicidaires, ou ceux présentant un degré élevé d’idées suicidaires avant le début du traitement, sont connus pour être plus à risque de pensées suicidaires ou de tentatives de suicide et devraient faire l’objet d’une surveillance attentive pendant le traitement. Une méta-analyse d’essais cliniques contrôlés par placebo portant sur des antidépresseurs chez des patients adultes atteints de troubles psychiatriques a montré un risque accru de comportement suicidaire avec les antidépresseurs comparativement au placebo chez les patients de moins de 25 ans. Une surveillance étroite des patients, en particulier des patients à haut risque, doit accompagner la pharmacothérapie, en particulier en début de traitement et après des changements de dose.

Les patients (et les soignants des patients) doivent être avertis de la nécessité de surveiller toute aggravation clinique, tout comportement suicidaire ou pensées et tout changement de comportement inhabituel et de consulter immédiatement un médecin si ces symptômes se manifestent.

Akathisie / agitation psychomotrice:

L’utilisation des ISRS / IRSN a été associée au développement de l’acathisie, caractérisée par une agitation désagréable ou désagréable et une nécessité de se déplacer souvent accompagnée d’une incapacité à s’asseoir ou à rester immobile. Ceci est le plus susceptible de se produire dans les premières semaines de traitement. Chez les patients qui développent ces symptômes, l’augmentation de la dose peut être préjudiciable.

Hyponatrémie:

L’hyponatrémie, probablement due à une sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH), a été rarement rapportée avec l’utilisation d’ISRS et se résout généralement à l’arrêt du traitement. Des précautions doivent être prises chez les patients à risque, tels que les personnes âgées ou les patients cirrhotiques, ou en association avec d’autres médicaments susceptibles de provoquer une hyponatrémie.

Hémorragie:

Des cas d’anomalies des saignements cutanés, tels que les ecchymoses et le purpura, avec des ISRS ont été signalés. La prudence est recommandée chez les patients prenant des ISRS, en particulier en association avec des anticoagulants oraux, avec des médicaments connus pour affecter la fonction plaquettaire (par exemple antipsychotiques atypiques et phénothiazines, la plupart des antidépresseurs tricycliques, l’acide acétylsalicylique et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, ticlopidine et dipyridamole) et chez les patients ayant des tendances hémorragiques connues.

ECT (thérapie électroconvulsive):

L’expérience clinique de l’administration concomitante d’ISRS et d’ECT étant limitée, il faut faire preuve de prudence.

Syndrome de sérotonine:

La prudence est recommandée si l’escitalopram est utilisé en concomitance avec des médicaments ayant des effets sérotoninergiques tels que le sumatriptan ou d’autres triptans, le tramadol et le tryptophane.

Dans de rares cas, le syndrome sérotoninergique a été rapporté chez des patients utilisant des ISRS de manière concomitante avec des médicaments sérotoninergiques. Une combinaison de symptômes, tels que l’agitation, le tremblement, la myoclonie et l’hyperthermie peut indiquer le développement de cette condition. Si cela se produit, le traitement par les ISRS et le médicament sérotoninergique doit être arrêté immédiatement et un traitement symptomatique doit être initié.

Millepertuis

L’utilisation concomitante d’ISRS et de plantes médicinales contenant du millepertuis ( Hypericum perforatum ) peut entraîner une augmentation de l’incidence des effets indésirables (voir rubrique 4.5).

Symptômes de l’arrêt du traitement à l’arrêt du traitement:

Les symptômes d’arrêt à l’arrêt du traitement sont fréquents, en particulier si l’interruption est brutale (voir rubrique 4.8). Au cours des essais cliniques, environ 25% des patients traités par l’escitalopram et 15% des patients sous placebo ont eu des effets indésirables observés à l’arrêt du traitement.

Le risque de symptômes de sevrage peut dépendre de plusieurs facteurs, notamment la durée et la dose du traitement et le taux de réduction de la dose. Vertiges, troubles sensoriels (y compris paresthésie et sensations de choc électrique), troubles du sommeil (insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et / ou vomissements, tremblements, confusion, sueurs, maux de tête, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité, et les troubles visuels sont les réactions les plus fréquemment rapportées. En général, ces symptômes sont légers à modérés; toutefois, chez certains patients, ils peuvent être sévères.

Ils surviennent habituellement dans les premiers jours suivant l’arrêt du traitement, mais de très rares cas de tels symptômes ont été signalés chez des patients ayant oublié une dose par inadvertance.

En général, ces symptômes sont spontanément résolutifs et disparaissent habituellement dans les deux semaines, mais chez certaines personnes, ils peuvent être prolongés (2-3 mois ou plus). Il est donc conseillé de diminuer graduellement l’escitalopram à l’arrêt du traitement sur une période de plusieurs semaines ou mois, en fonction des besoins du patient (voir «Symptômes d’arrêt du traitement à l’arrêt du traitement», rubrique 4.2).

Maladie coronarienne:

En raison de l’expérience clinique limitée, la prudence est recommandée chez les patients présentant une maladie coronarienne (voir rubrique 5.3).

Allongement de l’intervalle QT

L’escitalopram a provoqué une prolongation dose-dépendante de l’intervalle QT. Des cas d’allongement de l’intervalle QT et d’arythmie ventriculaire, y compris des torsades de pointes, ont été rapportés après la commercialisation, principalement chez les femmes, hypokaliémiques ou avec un allongement de l’intervalle QT préexistant ou d’autres maladies cardiaques (voir rubriques 4.3, 4.5 4.8, 4.9 et 5.1).

La prudence est recommandée chez les patients présentant une bradycardie importante; ou chez les patients ayant récemment un infarctus aigu du myocarde ou une insuffisance cardiaque non compensée.

Les perturbations électrolytiques telles que l’hypokaliémie et l’hypomagnésémie augmentent le risque d’arythmies malignes et devraient être corrigées avant le début du traitement par l’escitalopram.

Si les patients atteints d’une maladie cardiaque stable sont traités, un examen ECG doit être envisagé avant le début du traitement.

Si des signes d’arythmie cardiaque surviennent pendant le traitement par l’escitalopram, le traitement doit être interrompu et un ECG doit être effectué.

Glaucome à angle fermé

Les ISRS, y compris l’escitalopram, peuvent avoir un effet sur la taille de la pupille et provoquer une mydriase. Cet effet mydriatique a le potentiel de réduire l’angle de l’œil, ce qui entraîne une augmentation de la pression intraoculaire et un glaucome à angle fermé, en particulier chez les patients prédisposés. L’escitalopram doit donc être utilisé avec prudence chez les patients présentant un glaucome à angle fermé ou des antécédents de glaucome.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

Interactions pharmacodynamiques

Combinaisons contre-indiquées:

MAOI non sélectifs irréversibles

Des cas de réactions graves ont été rapportés chez des patients recevant un ISRS en association avec un inhibiteur non sélectif et irréversible de la monoamine oxydase (IMAO) et chez des patients ayant arrêté récemment un traitement par ISRS et ayant commencé un traitement par IMAO (voir rubrique 4.3). . Dans certains cas, le patient a développé un syndrome sérotoninergique (voir rubrique 4.8).

L’escitalopram est contre-indiqué en association avec des IMAO non sélectifs et irréversibles. L’escitalopram peut être commencé 14 jours après l’arrêt du traitement avec un IMAO irréversible. Au moins 7 jours doivent s’écouler après l’arrêt du traitement par l’escitalopram avant de débuter un IMAO non sélectif et irréversible.

Allongement de l’intervalle QT

Des études pharmacocinétiques et pharmacodynamiques de l’escitalopram combiné à d’autres médicaments prolongeant l’intervalle QT n’ont pas été réalisées. Un effet additif de l’escitalopram et de ces médicaments ne peut être exclu. Par conséquent, l’administration concomitante d’escitalopram et de médicaments prolongeant l’intervalle QT, tels que les antiarythmiques de classe IA et III, les antipsychotiques (dérivés de la phénotiazine, pimozide, halopéridol), les antidépresseurs tricycliques, certains agents antimicrobiens (sparfloxacine, moxifloxacine, érythromycine IV, la pentamidine, traitement antipaludique en particulier l’halofantrine), certains antihistaminiques (astémizole, mizolastine), sont contre-indiqués.

Inhibiteur réversible et sélectif de la MAO-A (moclobémide)

En raison du risque de syndrome sérotoninergique, l’association d’escitalopram avec un inhibiteur de la MAO-A tel que le moclobémide est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). Si la combinaison s’avère nécessaire, elle doit être démarrée à la dose minimale recommandée et la surveillance clinique doit être renforcée.

MAO-inhibiteur réversible non-sélectif (linézolide)

L’antibiotique linézolide est un inhibiteur de la MAO réversible non sélectif et ne doit pas être administré aux patients traités par l’escitalopram. Si la combinaison s’avère nécessaire, elle doit être administrée avec des doses minimales et sous étroite surveillance clinique (voir rubrique 4.3).

Inhibiteur sélectif et irréversible de la MAO-B (sélégiline)

En association avec la sélégiline (inhibiteur irréversible de la MAO-B), la prudence s’impose en raison du risque de développer un syndrome sérotoninergique. Des doses de sélégiline allant jusqu’à 10 mg / jour ont été administrées en toute sécurité avec du citalopram racémique.

Combinaisons nécessitant des précautions d’emploi:

Médicaments sérotoninergiques

L’administration concomitante avec des médicaments sérotoninergiques (par exemple tramadol, sumatriptan et autres triptans) peut entraîner un syndrome sérotoninergique.

Médicaments abaissant le seuil de saisie

Les ISRS peuvent abaisser le seuil de crise. La prudence est recommandée en cas d’utilisation concomitante d’autres médicaments capables d’abaisser le seuil épileptogène (par exemple antidépresseurs (tricycliques, ISRS), neuroleptiques (phénothiazines, thioxanthènes et butyrophénones), méfloquine, bupropion et tramadol).

Lithium, tryptophane

Des cas d’effets améliorés ont été signalés lorsque des ISRS ont été administrés en même temps que du lithium ou du tryptophane; par conséquent, l’utilisation concomitante d’ISRS avec ces médicaments doit être envisagée avec prudence.

Millepertuis

L’utilisation concomitante d’ISRS et de plantes médicinales contenant du millepertuis ( Hypericum perforatum ) peut entraîner une augmentation de l’incidence des effets indésirables (voir rubrique 4.4).

Hémorragie

Des effets anticoagulants altérés peuvent survenir lorsque l’escitalopram est associé à des anticoagulants oraux. Les patients recevant un traitement anticoagulant oral doivent faire l’objet d’une surveillance attentive de la coagulation lorsque l’escitalopram est mis en route ou arrêté (voir rubrique 4.4). L’utilisation concomitante d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peut augmenter la tendance hémorragique (voir rubrique 4.4).

De l’alcool

Aucune interaction pharmacodynamique ou pharmacocinétique n’est attendue entre l’escitalopram et l’alcool. Cependant, comme avec d’autres médicaments psychotropes, la combinaison avec de l’alcool n’est pas conseillée.

Médicaments induisant une hypokaliémie / hypomagnésémie

La prudence s’impose en cas d’utilisation concomitante de médicaments inducteurs d’hypokaliémie / hypomagnésémie, car ces conditions augmentent le risque d’arythmies malignes (voir rubrique 4.4).

Interactions pharmacocinétiques

Influence d’autres médicaments sur la pharmacocinétique de l’escitalopram:

Le métabolisme de l’escitalopram est principalement médié par le CYP2C19. Le CYP3A4 et le CYP2D6 peuvent également contribuer au métabolisme, bien que dans une moindre mesure. Le métabolisme du principal métabolite S-DCT (escitalopram déméthylé) semble être partiellement catalysé par le CYP2D6.

L’administration concomitante d’escitalopram et d’oméprazole à raison de 30 mg une fois par jour (un inhibiteur du CYP2C19) a entraîné une augmentation modérée (environ 50%) des concentrations plasmatiques d’escitalopram.

L’administration concomitante d’escitalopram et de cimétidine 400 mg deux fois par jour (inhibiteur enzymatique général modérément puissant) a entraîné une augmentation modérée (environ 70%) des concentrations plasmatiques d’escitalopram. La prudence est recommandée lors de l’administration d’escitalopram en association avec la cimétidine. Un ajustement de la dose peut être justifié.

Par conséquent, des précautions doivent être prises en cas d’utilisation concomitante avec des inhibiteurs du CYP2C19 (par exemple oméprazole, ésoméprazole, fluvoxamine, lansoprazole, ticlopidine ou cimétidine). Une réduction de la dose d’escitalopram peut être nécessaire en fonction de la surveillance des effets secondaires pendant le traitement concomitant.

Effet de l’escitalopram sur la pharmacocinétique d’autres médicaments:

L’escitalopram est un inhibiteur de l’enzyme CYP2D6. La prudence est recommandée lorsque l’escitalopram est co-administré avec des médicaments principalement métabolisés par cette enzyme et ayant un index thérapeutique étroit, par exemple flécaïnide, propafénone et métoprolol (en cas d’insuffisance cardiaque), ou certains médicaments agissant sur le SNC qui sont principalement métabolisés par le CYP2D6, par exemple les antidépresseurs tels que la désipramine, la clomipramine et la nortriptyline ou les antipsychotiques comme la rispéridone, la thioridazine et l’halopéridol. L’ajustement de dosage peut être justifié.

La co-administration avec la désipramine ou le métoprolol a entraîné, dans les deux cas, une double augmentation des taux plasmatiques de ces deux substrats du CYP2D6.

Des études in vitro ont démontré que l’escitalopram peut également entraîner une faible inhibition du CYP2C19. La prudence est recommandée en cas d’utilisation concomitante de médicaments métabolisés par le CYP2C19.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse:

Pour l’escitalopram, seules des données cliniques limitées sont disponibles concernant les grossesses exposées. Des études chez l’animal ont montré une toxicité pour la reproduction (voir rubrique 5.3). Les comprimés pelliculés d’Escitalopram ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue et uniquement après un examen attentif du rapport bénéfice / risque.

Les nouveau-nés doivent être surveillés si l’utilisation de comprimés pelliculés d’escitalopram chez la mère se poursuit aux derniers stades de la grossesse, en particulier au cours du troisième trimestre. L’arrêt brusque devrait être évité pendant la grossesse.

Les symptômes suivants peuvent survenir chez le nouveau-né après l’utilisation de SSRI / IRSN maternel aux stades ultérieurs de la grossesse: détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions, instabilité de température, difficulté d’alimentation, vomissements, hypoglycémie, hypertonie, hypotonie, hyperréflexie, tremblement, nervosité, irritabilité. , léthargie, pleurs constants, somnolence et difficulté à dormir. Ces symptômes peuvent être dus à des effets sérotoninergiques ou à des symptômes de sevrage. Dans la majorité des cas, les complications commencent immédiatement ou rapidement (<24 heures) après l’accouchement.

Des données épidémiologiques ont suggéré que l’utilisation d’ISRS pendant la grossesse, en particulier en fin de grossesse, peut augmenter le risque d’hypertension pulmonaire persistante chez le nouveau-né (PPHN). Le risque observé était d’environ 5 cas pour 1000 grossesses. Dans la population générale, 1 à 2 cas de PPHN pour 1000 grossesses se produisent.

Lactation:

On s’attend à ce que l’escitalopram soit excrété dans le lait maternel. Par conséquent, l’allaitement n’est pas recommandé pendant le traitement.

La fertilité

Les données chez l’animal ont montré que le citalopram peut affecter la qualité du sperme (voir rubrique 5.3). Des rapports de cas humains avec certains ISRS ont montré qu’un effet sur la qualité du sperme est réversible. L’impact sur la fertilité humaine n’a pas été observé jusqu’à présent.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Bien qu’il ait été démontré que l’escitalopram n’affecte pas la fonction intellectuelle ou la performance psychomotrice, tout médicament psychoactif peut altérer le jugement ou les compétences. Les patients doivent être avertis du risque potentiel d’une influence sur leur capacité à conduire une voiture et à utiliser des machines.

4.8 Effets indésirables

Les effets indésirables sont les plus fréquents au cours de la première ou de la deuxième semaine de traitement et diminuent habituellement en intensité et en fréquence avec la poursuite du traitement.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables connus pour les ISRS et également signalés pour l’escitalopram dans les études cliniques contrôlées contre placebo ou comme événements post-commercialisation spontanés sont listés ci-dessous par classe de systèmes d’organes et par fréquence.

Les fréquences sont tirées d’études cliniques; ils ne sont pas corrigés du placebo. Les fréquences sont définies comme: très fréquent (≥ 1/10), commun (≥ 1/100 à <1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à <1/100), rare (≥ 1/10 000 à <1 / 1 000), très rare (> 1/10 000), ou inconnu (ne peut être estimé à partir des données disponibles)

Classe d’organe de système

La fréquence

Effet indésirable

Troubles du système sanguin et lymphatique

Pas connu

Thrombocytopénie

Troubles du système immunitaire

Rare

Réaction anaphylactique

Troubles endocriniens

Pas connu

Sécrétion ADH inappropriée

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Commun

Diminution de l’appétit, augmentation de l’appétit, augmentation du poids

Rare

Poids diminué

Pas connu

Hyponatrémie, anorexie 2

Troubles psychiatriques

Commun

Anxiété, agitation, rêves anormaux

Femme et homme: baisse de la libido

Femme: anorgasmie

Rare

Bruxisme, agitation, nervosité, attaque de panique, état confusionnel

Rare

Agression, dépersonnalisation, hallucination

Pas connu

Manie, idéation suicidaire, comportement suicidaire 1

Troubles du système nerveux

Très commun

Mal de tête

Commun

Insomnie, somnolence, vertiges, paresthésies, tremblements

Rare

Perturbation du goût, trouble du sommeil, syncope

Rare

Syndrome de sérotonine

Pas connu

Dyskinésie, troubles du mouvement, convulsions, agitation psychomotrice / akathisie 2

Troubles oculaires

Rare

Mydriase, trouble visuel

Troubles de l’oreille et du labyrinthe

Rare

Acouphène

Troubles cardiaques

Rare

Tachycardie

Rare

Bradycardie

Pas connu

Électrocardiogramme QT prolongé, Arythmie ventriculaire incluant torsade de pointes

Troubles vasculaires

Pas connu

Hypotension orthostatique

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Commun

Sinusite, bâillements

Rare

Épistaxis

Problèmes gastro-intestinaux

Très commun

La nausée

Commun

Diarrhée, constipation, vomissement, bouche sèche

Rare

Hémorragies gastro-intestinales (y compris l’hémorragie rectale)

Troubles hépatobiliaires

Pas connu

Hépatite, test de la fonction hépatique anormal

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Commun

Transpiration augmentée

Rare

Urticaire, alopécie, éruption cutanée, prurit

Pas connu

Ecchymose, angioedèmes

Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Commun

Arthralgie, myalgie

Troubles rénaux et urinaires

Pas connu

Rétention urinaire

Système reproducteur et troubles mammaires

Commun

Homme: trouble de l’éjaculation, impuissance

Rare

Femme: métrorragie, ménorragie

Pas connu

Galactorrhée

Homme: priapisme

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Commun

Fatigue, pyrexie

Rare

Œdème

1 Des cas d’idées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés pendant le traitement par l’escitalopram ou tôt après l’arrêt du traitement (voir rubrique 4.4).

2 Ces événements ont été rapportés pour la classe thérapeutique des ISRS.

Allongement de l’intervalle QT

Des cas d’allongement de l’intervalle QT et d’arythmie ventriculaire incluant des torsades de pointes ont été rapportés après la commercialisation, principalement chez les patientes de sexe féminin, avec hypokaliémie ou avec un allongement de l’intervalle QT préexistant ou d’autres maladies cardiaques (voir rubriques 4.3, 4.4 , 4.5, 4.9 et 5.1).

Effets de classe

Des études épidémiologiques, menées principalement chez des patients âgés de 50 ans et plus, montrent un risque accru de fractures osseuses chez les patients recevant des ISRS et des ATC. Le mécanisme conduisant à ce risque est inconnu

Symptômes de l’arrêt du traitement à l’arrêt du traitement:

L’arrêt des ISRS / IRSN (en particulier lorsque brutal) conduit généralement à des symptômes d’arrêt. Vertiges, troubles sensoriels (y compris paresthésie et sensations de choc électrique), troubles du sommeil (insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et / ou vomissements, tremblements, confusion, sueurs, maux de tête, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité, et les troubles visuels sont les réactions les plus fréquemment rapportées. En général, ces événements sont légers à modérés et spontanément résolus chez certains patients, mais ils peuvent être graves et / ou prolongés. Par conséquent, il est recommandé de ne pas interrompre le traitement par l’escitalopram en interrompant progressivement le traitement par réduction progressive de la dose (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Il permet un suivi continu du rapport bénéfice / risque du médicament. Les professionnels de la santé sont invités à signaler tout effet indésirable suspecté via le système de carte jaune à l’adresse suivante: www.mhra.gov.uk/yellowcard.

4.9 Surdosage

Toxicité:

Les données cliniques sur le surdosage d’escitalopram sont limitées et de nombreux cas impliquent des surdoses concomitantes d’autres médicaments. Dans la majorité des cas, des symptômes légers ou aucun symptôme n’a été signalé. Des cas mortels de surdosage d’escitalopram ont rarement été rapportés avec l’escitalopram seul; la majorité des cas ont impliqué un surdosage avec des médicaments concomitants. Des doses comprises entre 400 et 800 mg d’escitalopram seul ont été prises sans symptômes graves.

Symptômes:

Les symptômes observés en cas de surdosage d’escitalopram incluent des symptômes principalement liés au système nerveux central (allant des étourdissements, des tremblements et de l’agitation aux rares cas de syndrome sérotoninergique, convulsions et coma), au système gastro-intestinal (nausées / vomissements) et au système cardiovasculaire. (hypotension, tachycardie, allongement de l’intervalle QT et arythmie) et d’équilibre électrolytique / hydrique (hypokaliémie, hyponatrémie).

La gestion

Il n’y a pas d’antidote spécifique. Établir et maintenir une voie aérienne, assurer une oxygénation adéquate et une fonction respiratoire. Un lavage gastrique et l’utilisation de charbon actif doivent être envisagés. Un lavage gastrique doit être effectué dès que possible après l’ingestion orale. La surveillance des signes cardiaques et des signes vitaux est recommandée, de même que des mesures symptomatiques générales de soutien. . La surveillance ECG est recommandée en cas de surdosage, chez les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive / bradyarythmie, chez les patients prenant des médicaments concomitants prolongeant l’intervalle QT ou chez ceux présentant un altération du métabolisme, par exemple une insuffisance hépatique.

5. Propriétés pharmacologiques
5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Groupe pharmacothérapeutique: antidépresseurs, inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine

Code ATC: N 06 AB 10

Mécanisme d’action:

L’escitalopram est un inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine (5-HT) avec une forte affinité pour le site de liaison primaire. Il se lie également à un site allostérique sur le transporteur de la sérotonine, avec une affinité 1000 fois plus faible.

L’escitalopram n’a pas ou peu d’affinité pour un certain nombre de récepteurs incluant les récepteurs 5-HT 1A , 5-HT 2 , DA D 1 et D 2 , α 1 -, α 2 -, β-adrénergiques, histamine H 1 , muscarine cholinergique, benzodiazépine et les récepteurs opioïdes.

L’inhibition de la réabsorption de la 5-HT est le seul mécanisme d’action probable expliquant les effets pharmacologiques et cliniques de l’escitalopram.

Efficacité clinique

Épisodes dépressifs majeurs

L’escitalopram s’est avéré efficace dans le traitement aigu des épisodes dépressifs majeurs dans trois des quatre études à double insu contrôlées contre placebo à court terme (8 semaines). Dans une étude de prévention des rechutes à long terme, 274 patients ayant répondu à une phase initiale de traitement de 8 semaines à l’escitalopram 10 ou 20 mg / jour ont été randomisés pour continuer avec l’escitalopram à la même dose, ou au placebo, pour à 36 semaines. Dans cette étude, les patients recevant l’escitalopram en continu ont connu un délai de rechute significativement plus long au cours des 36 semaines suivantes par rapport à ceux recevant le placebo.

Trouble d’anxiété sociale

L’escitalopram s’est avéré efficace dans trois études à court terme (12 semaines) et chez les répondants dans une étude de prévention des rechutes de six mois dans le trouble d’anxiété sociale. Dans une étude de recherche de dose de 24 semaines, l’efficacité de 5, 10 et 20 mg d’escitalopram a été démontrée.

Trouble d’anxiété généralisée

L’escitalopram à des doses de 10 et 20 mg / jour a été efficace dans quatre études contrôlées contre placebo sur quatre.

Dans les données groupées de trois études de conception similaire comprenant 421 patients traités par escitalopram et 419 patients traités par placebo, il y avait respectivement 47,5% et 28,9% de répondeurs, et 37,1% et 20,8% de délinquants. Effet soutenu a été vu de la semaine 1.

Le maintien de l’efficacité de l’escitalopram à 20 mg / jour a été démontré dans une étude randomisée de 24 à 76 semaines sur le maintien de l’efficacité chez 373 patients qui avaient répondu au traitement initial de 12 semaines.

Trouble obsessionnel compulsif

Dans une étude clinique randomisée, en double aveugle, 20 mg / jour d’escitalopram séparés du placebo sur le score total Y-BOCS après 12 semaines. Après 24 semaines, l’escitalopram à la dose de 10 et de 20 mg / jour était supérieur au placebo.

La prévention de la rechute a été démontrée pour 10 et 20 mg / jour d’escitalopram chez les patients qui ont répondu à l’escitalopram pendant une période de 16 semaines en ouvert et qui sont entrés dans une période contrôlée de 24 semaines, randomisée, à double insu et contrôlée contre placebo.

Effets pharmacodynamiques:

Dans une étude ECG en double aveugle, contrôlée contre placebo chez des sujets sains, le changement de QTc (Fridericia-correction) par rapport au départ a été de 4,3 ms (IC 90%: 2,2, 6,4) à 10 mg / jour et 10,7 ms IC%: 8,6, 12,8) à la dose suprathérapeutique de 30 mg / jour (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5, 4.8 et 4.9).

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Absorption:

L’absorption est presque complète et indépendante de l’apport alimentaire. (La durée moyenne jusqu’à la concentration maximale (T max moyenne) est de 4 heures après la prise multiple). Comme pour le citalopram racémique, la biodisponibilité absolue de l’escitalopram devrait être d’environ 80%.

Distribution:

Le volume de distribution apparent (V d, β / F) après administration orale est d’environ 12 à 26 L / kg. La liaison aux protéines plasmatiques est inférieure à 80% pour l’escitalopram et ses principaux métabolites.

Biotransformation:

L’escitalopram est métabolisé dans le foie en métabolites déméthylés et didéméthylés. Les deux sont pharmacologiquement actifs. En variante, l’azote peut être oxydé pour former le métabolite N-oxyde. La substance mère et les métabolites sont partiellement excrétés sous forme de glucuronides. Après plusieurs doses, les concentrations moyennes des métabolites déméthyl et didéméthyl sont habituellement de 28-31% et <5%, respectivement, de la concentration d’escitalopram. La biotransformation de l’escitalopram en métabolite déméthylé est principalement médiée par le CYP2C19. Une contribution des enzymes CYP3A4 et CYP2D6 est possible.

Élimination:

La demi-vie d’élimination (t ½β ) après plusieurs doses est d’environ 30 heures et la clairance plasmatique orale (Cl orale ) est d’environ 0,6 L / min. Les principaux métabolites ont une demi-vie significativement plus longue. L’escitalopram et les principaux métabolites sont supposés être éliminés par les voies hépatique (métabolique) et rénale, la majeure partie de la dose étant excrétée sous forme de métabolites dans l’urine.

Linéarité

Il y a une pharmacocinétique linéaire. Les niveaux de plasma à l’état d’équilibre sont atteints en environ 1 semaine. Les concentrations moyennes à l’état d’équilibre de 50 nmol / L (de 20 à 125 nmol / L) sont atteintes à une dose quotidienne de 10 mg.

Patients âgés (> 65 ans):

L’escitalopram semble être éliminé plus lentement chez les patients âgés que chez les patients plus jeunes. L’exposition systémique (ASC) est environ 50% plus élevée chez les personnes âgées que chez les jeunes volontaires sains (voir rubrique 4.2).

Fonction hépatique réduite:

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (critères A et B de Child-Pugh), la demi-vie de l’escitalopram était environ deux fois plus longue et l’exposition environ 60% plus élevée que chez les sujets ayant une fonction hépatique normale (voir rubrique 4.2).

Fonction rénale réduite:

Avec le citalopram racémique, une demi-vie plus longue et une augmentation mineure de l’exposition ont été observées chez des patients ayant une fonction rénale réduite (CL cr 10-53 ml / min). Les concentrations plasmatiques des métabolites n’ont pas été étudiées, mais elles peuvent être élevées (voir rubrique 4.2).

Polymorphisme:

Il a été observé que les métaboliseurs lents en ce qui concerne le CYP2C19 ont une concentration plasmatique d’escitalopram deux fois plus élevée que les métaboliseurs rapides. Aucun changement significatif de l’exposition n’a été observé chez les métaboliseurs lents par rapport au CYP2D6 (voir rubrique 4.2).

5.3 Données de sécurité précliniques

Aucune batterie conventionnelle complète d’études précliniques n’a été réalisée avec l’escitalopram, car les études toxicocinétiques et toxicologiques de pontage réalisées chez des rats avec l’escitalopram et le citalopram ont montré un profil similaire. Par conséquent, toutes les informations sur le citalopram peuvent être extrapolées à l’escitalopram.

Dans des études toxicologiques comparatives menées chez le rat, l’escitalopram et le citalopram ont entraîné une toxicité cardiaque, y compris une insuffisance cardiaque congestive, après un traitement de quelques semaines, lors de l’utilisation de doses causant une toxicité générale. La cardiotoxicité semblait être corrélée avec les concentrations plasmatiques maximales plutôt qu’avec les expositions systémiques (ASC). Les concentrations plasmatiques maximales sans effet étaient supérieures (8 fois) à celles atteintes en utilisation clinique, tandis que l’ASC de l’escitalopram n’était que de 3 à 4 fois plus élevée que l’exposition obtenue en utilisation clinique. Pour le citalopram, les valeurs de l’ASC pour l’énantiomère S étaient 6 à 7 fois plus élevées que l’exposition obtenue en utilisation clinique. Les résultats sont probablement liés à une influence exagérée sur les amines biogènes, c’est-à-dire secondaires aux effets pharmacologiques primaires, entraînant des effets hémodynamiques (réduction du flux coronarien) et de l’ischémie. Cependant, le mécanisme exact de la cardiotoxicité chez les rats n’est pas clair. L’expérience clinique avec le citalopram et l’expérience des essais cliniques avec l’escitalopram n’indiquent pas que ces résultats aient une corrélation clinique.

Une augmentation de la teneur en phospholipides a été observée dans certains tissus, par exemple les poumons, les épididymes et le foie, après un traitement prolongé par l’escitalopram et le citalopram chez le rat. Les observations dans les épididymes et le foie ont été observées à des expositions similaires à celles observées chez l’homme. L’effet est réversible après l’arrêt du traitement. L’accumulation de phospholipides (phospholipidose) chez les animaux a été observée en rapport avec de nombreux médicaments amphiphiles cationiques. On ne sait pas si ce phénomène a une signification significative pour l’homme.

Dans l’étude de toxicité pour le développement chez le rat, des effets embryotoxiques (diminution du poids fœtal et retard réversible de l’ossification) ont été observés à des expositions en termes d’AUC supérieures à l’exposition obtenue durant l’utilisation clinique. Aucune augmentation de la fréquence des malformations n’a été notée. Une étude pré- et postnatale a montré une réduction de la survie pendant la période de lactation à des expositions en termes d’AUC supérieures à l’exposition obtenue lors de l’utilisation clinique.

Les données chez l’animal ont montré que le citalopram induit une réduction de l’index de fertilité et de l’indice de gestation, une réduction du nombre d’implants et un nombre de spermatozoïdes anormaux bien supérieurs à l’exposition humaine. Aucune donnée animale concernant cet aspect n’est disponible pour l’escitalopram.

6. Mentions pharmaceutiques
6.1 Liste des excipients

Noyau de comprimé:

Cellulose microcristalline (PH 101) (E460)

Croscarmellose sodique (E468)

Hypromellose E-5 (E464)

Talc (E553b)

Silice colloïdale anhydre (E551)

Stéarate de magnésium (E470b)

Revêtement de tablette:

Hypromellose E-15 (E464)

Dioxyde de titane (E171)

Macrogol 400

6.2 Incompatibilités

N’est pas applicable.

6.3 Durée de conservation

3 années.

6.4 Précautions particulières de conservation

Ne pas stocker au-dessus de 30 ° C.

6.5 Nature et contenu de l’emballage

Plaquette thermoformée PVC / PE / PVdC-ALU comprenant un film transparent PVC / PE / PVDC (250/25/90) et une feuille d’aluminium ordinaire (25 microns).

La plaquette thermoformée ALU – ALU comprenant une feuille de recouvrement est faite d ‘une feuille épaisse de trempe en alliage d’ aluminium avec une finition mate et la feuille de formage est un film triple laminé façonnable à froid.

Le flacon en polyéthylène haute densité (PEHD) (40cc) est un contenant opaque rond à large ouverture muni d’une fermeture en polypropylène blanc opaque résistant aux enfants avec un tampon ayant une doublure à induction.

Les comprimés pelliculés d’Escitalopram sont disponibles dans les tailles d’emballage suivantes:

Blisters contenant

• 14 comprimés (1 plaquette de 14)

• 28 comprimés (2 ampoules de 14)

• 56 comprimés (4 ampoules de 14)

• 98 comprimés (7 plaquettes de 14)

Bouteilles de HDPE de 100 comprimés.

Toutes les présentations ne peuvent pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières.

7. Titulaire de l’autorisation

Accord Healthcare Limited

Sage House

319, Pinner Road

North Harrow

Middlesex HA1 4 HF

Royaume-Uni

8. Numéro (s) d’autorisation de mise sur le marché

PL 20075/0399

9. Date de première autorisation / renouvellement de l’autorisation

28/10/2014

10. Date de révision du texte

25/02/2015