Buprenorphine 2mg comprimés sublinguaux


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1. Nom du médicament

Buprenorphine 2mg comprimés sublinguaux

2. Composition qualitative et quantitative

Chaque comprimé sublingual contient 2 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine).

Excipients à effet notoire: Chaque comprimé contient 43,9 mg de lactose monohydraté et 0,19 mg de jaune orangé (E110).

Pour la liste complète des excipients, voir la section 6.1.

3. Forme pharmaceutique

Tablette sublinguale.

Comprimés ovales, non revêtus, orange pâle, 5×8 mm, biconvexes, portant l’inscription «B» sur une face.

4. Renseignements cliniques
4.1 Indications thérapeutiques

Traitement de substitution pour la dépendance aux drogues opioïdes, dans le cadre d’un traitement médical, social et psychologique.

4.2 Posologie et mode d’administration

Le traitement doit être sous la supervision d’un médecin expérimenté dans la gestion de la dépendance aux opiacés / addiction.

Le traitement par les comprimés sublinguaux de buprénorphine est destiné aux adultes et aux adolescents âgés de plus de 15 ans qui ont accepté d’être traités pour une dépendance.

Au début du traitement à la buprénorphine, le médecin doit connaître le profil agoniste partiel de la buprénorphine et pouvoir précipiter les symptômes de sevrage chez les patients dépendants aux opioïdes. La buprénorphine se lie aux récepteurs opiacés μ (mu) et κ (kappa).

Adultes:

Les tests de la fonction hépatique de base et la documentation de l’état de l’hépatite virale sont recommandés avant le début du traitement. Les patients positifs pour l’hépatite virale, pour les médicaments concomitants (voir rubrique 4.5) et / ou présentant un dysfonctionnement hépatique existant présentent un risque d’atteinte hépatique accélérée. Une surveillance régulière de la fonction hépatique est recommandée (voir rubrique 4.4).

Induction

Avant l’induction du traitement, il faut tenir compte du type de dépendance aux opiacés (c.-à-d. Opioïdes à action longue ou courte), du temps écoulé depuis la dernière utilisation d’opioïdes et du degré de dépendance aux opioïdes. Pour éviter le sevrage, l’induction par la buprénorphine doit être réalisée lorsque des signes objectifs et clairs de sevrage sont évidents.

Posologie

Initiation thérapie

La dose initiale recommandée est de 0,8 mg à 4 mg de buprénorphine en une seule dose quotidienne. Une dose supplémentaire de 2 à 4 mg de buprénorphine peut être administrée le premier jour en fonction des besoins du patient.

Pour les toxicomanes dépendants aux opioïdes qui n’ont pas subi de sevrage

Lorsque le traitement commence, la première dose de buprénorphine doit être prise lorsque des signes de sevrage apparaissent, mais pas moins de 6 heures après la dernière prise d’opioïdes par le patient (par exemple, l’héroïne, les opioïdes à action brève).

Pour les patients recevant de la méthadone

Avant de commencer un traitement par la buprénorphine, la dose de méthadone doit être réduite à un maximum de 30 mg / jour. La première dose de buprénorphine doit être prise lorsque des signes de sevrage apparaissent, mais pas moins de 24 heures après la dernière utilisation de la méthadone par le patient. La buprénorphine peut déclencher des symptômes de sevrage chez les patients dépendants de la méthadone.

Ajustement de dosage et entretien

La dose de buprénorphine doit être augmentée progressivement en fonction de l’effet clinique de l’individu. La dose quotidienne moyenne d’entretien est de 8 mg. La majorité des patients n’auront pas besoin de doses supérieures à 16 mg / jour, cependant, l’efficacité et l’innocuité des comprimés de buprénorphine ont été testées dans des essais cliniques à des doses allant jusqu’à 24 mg par jour.

Le dosage est titré en fonction de la réévaluation de l’état clinique et de la prise en charge globale du patient. Une stabilisation insatisfaisante de 16 mg par jour peut être liée à une mauvaise utilisation potentielle ou à des comorbidités psychiatriques. Dans ce cas, d’autres options de traitement doivent être prises en compte.

Au début du traitement, il est recommandé d’administrer de la buprénorphine tous les jours. Après stabilisation, un patient fiable peut recevoir un apport en buprénorphine suffisant pour plusieurs jours de traitement. Il est recommandé que la quantité de buprénorphine soit limitée à 7 jours ou selon les exigences locales.

Dosage moins que quotidien:

Après une stabilisation satisfaisante, la fréquence de l’administration de buprénorphine peut être diminuée jusqu’à un dosage tous les deux jours à raison de deux fois la dose quotidienne titrée individuellement. Par exemple, un patient stabilisé pour recevoir une dose quotidienne de 8 mg peut recevoir 16 mg tous les deux jours, sans dose les jours intermédiaires. Cependant, la dose administrée chaque jour ne doit pas dépasser 24 mg. Chez certains patients, après une stabilisation satisfaisante, la fréquence d’administration de buprénorphine peut être réduite à 3 fois par semaine (par exemple le lundi, le mercredi et le vendredi). La dose du lundi et du mercredi doit être deux fois la dose journalière individuellement titrée, et la dose du vendredi doit être trois fois la dose quotidienne individuellement titrée, sans dose les jours intermédiaires. Cependant, la dose administrée chaque jour ne doit pas dépasser 24 mg. Les patients nécessitant une dose journalière titrée> 8 mgs / jours peuvent ne pas trouver ce régime adéquat.

Réduction du dosage et arrêt du traitement

Après une stabilisation satisfaisante, si le patient est d’accord, le dosage peut être réduit progressivement jusqu’à une dose d’entretien plus faible; dans certains cas favorables, le traitement peut être interrompu. La disponibilité du comprimé sublingual à des doses de 0,4 mg, 2 mg et 8 mg permet une titration vers le bas de la posologie. Les patients doivent être surveillés après la fin du traitement en raison du risque de rechute.

Personnes âgées

Aucune donnée n’est disponible sur les patients âgés.

Population pédiatrique

La buprénorphine n’est pas recommandée chez les enfants et les adolescents de moins de 15 ans en raison du manque de données sur la sécurité et l’efficacité.

Patients atteints d’insuffisance hépatique

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine est inconnu. Comme la substance active est largement métabolisée, les taux plasmatiques devraient être plus élevés chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée ou grave. Comme la pharmacocinétique de la buprénorphine peut être altérée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique, des doses initiales plus faibles et une titration prudente de la dose chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée sont recommandées (voir rubrique 5.2).

Patients atteints d’insuffisance rénale

La modification de la dose de buprénorphine n’est pas requise chez les patients présentant une insuffisance rénale.

La prudence est recommandée lors de l’administration à des patients présentant une insuffisance rénale sévère (CLcr <30 ml / min) (voir rubrique 5.2).

Méthode d’administration

L’administration est sublinguale. Les médecins doivent avertir les patients que la voie sublinguale est la seule voie d’administration efficace et sûre pour ce médicament (voir rubrique 4.4). Les comprimés sublinguaux de buprénorphine doivent être placés sous la langue jusqu’à dissolution.

Le comprimé ne doit pas être avalé, écrasé ou mâché.

4.3 Contre-indications

– Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1

– Insuffisance respiratoire sévère

– Insuffisance hépatique sévère

– Alcoolisme aigu ou delirium tremens

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Avertissements

Les comprimés sublinguaux de buprénorphine sont recommandés uniquement pour le traitement de la dépendance aux opioïdes.

En raison du manque de données chez les adolescents (âgés de 15 à 18 ans), la buprénorphine ne doit être utilisée qu’avec prudence dans ce groupe d’âge.

Les patients doivent être étroitement surveillés pendant la période de transition de la méthadone à la buprénorphine puisque des symptômes de sevrage ont été signalés.

Le médecin doit tenir compte du risque d’abus et d’abus (par exemple, administration intraveineuse), en particulier au début du traitement.

Dérivation:

La diversion fait référence à l’introduction de la buprénorphine sur le marché illicite soit par des patients, soit par des individus qui obtiennent le médicament par le biais de vols de patients ou de pharmacies. Ce détournement peut conduire à de nouveaux toxicomanes utilisant la buprénorphine comme principale drogue d’abus avec risque de surdose, propagation d’infections virales transmissibles par le sang, dépression respiratoire et atteinte hépatique. Le médecin devrait tenir compte du risque de détournement de la buprénorphine sur le marché illicite avant de prescrire de la buprénorphine.

Le risque d’effets indésirables graves tels que surdosage ou abandon du traitement est plus important si le patient est sous traitement par la buprénorphine et continue à se soigner avec des opioïdes, de l’alcool ou d’autres sédatifs et hypnotiques (en particulier les benzodiazépines).

La buprénorphine est un agoniste partiel du récepteur opiacé μ et l’administration chronique produit une dépendance de type opioïde.

Retrait précipité:

Au début du traitement par la buprénorphine, le médecin doit connaître le profil agoniste partiel de la buprénorphine et accélérer le sevrage chez les patients dépendants aux opiacés, en particulier s’ils sont administrés moins de 6 heures après la dernière utilisation d’héroïne ou d’autres opioïdes à action brève. administré moins de 24 heures après la dernière dose de méthadone (voir rubrique 4.2). Inversement, les symptômes de sevrage peuvent également être associés à une posologie sous-optimale.

La buprénorphine peut causer de la somnolence, qui peut être exacerbée par d’autres agents à action centrale tels que l’alcool, les tranquillisants, les sédatifs et les hypnotiques (voir rubrique 4.5).

Les études chez l’animal, ainsi que l’expérience clinique, ont démontré que la buprénorphine peut entraîner une dépendance mais à un niveau inférieur à celui de la morphine.

L’arrêt du traitement peut entraîner un syndrome de sevrage qui peut être retardé.

La buprénorphine peut provoquer une hypotension orthostatique.

Les athlètes doivent être conscients que ce médicament peut provoquer une réaction positive aux tests antidopage.

La buprénorphine est un opioïde et peut masquer la douleur en tant que symptôme de la maladie.

Les médicaments qui inhibent l’enzyme CYP3A4 peuvent entraîner une augmentation des concentrations de buprénorphine. Une réduction de la dose de buprénorphine peut être nécessaire. Chez les patients déjà traités par des inhibiteurs du CYP3A4, la dose de buprénorphine doit être dosée avec prudence car une dose réduite peut être suffisante chez ces patients (voir rubrique 4.5).

L’utilisation concomitante d’inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) peut augmenter l’efficacité des opioïdes en fonction de l’expérience avec la morphine.

Dépression respiratoire

Certains cas de décès dus à une dépression respiratoire ont été rapportés, en particulier lorsque la buprénorphine était utilisée en association avec des benzodiazépines (voir rubrique 4.5) ou lorsque la buprénorphine n’était pas utilisée selon les informations posologiques. Des cas de décès ont été rapportés en rapport avec l’administration concomitante de buprénorphine et d’autres médicaments causant une dépression du système nerveux central, tels que l’alcool ou d’autres opioïdes.

Hépatite, événements hépatiques :

Des cas de lésions hépatiques aiguës ont été signalés chez des toxicomanes dépendants aux opioïdes à la fois dans des essais cliniques et dans des rapports d’effets indésirables post-commercialisation. Le spectre des anomalies va des élévations asymptomatiques transitoires des transaminases hépatiques aux cas rapportés d’insuffisance hépatique, de nécrose hépatique, de syndrome hépatorénal et d’encéphalopathie hépatique. Dans de nombreux cas, la présence d’anomalies hépatiques préexistantes, l’infection par le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C, l’utilisation concomitante d’autres médicaments potentiellement hépatotoxiques et l’usage continu de drogues injectables peuvent avoir un rôle causal ou contributif. Ces facteurs sous-jacents doivent être pris en considération avant de prescrire de la buprénorphine et pendant le traitement. Lorsqu’un événement hépatique est suspecté, une évaluation biologique et étiologique supplémentaire est requise. En fonction des résultats, le médicament peut être arrêté avec précaution afin de prévenir les symptômes de sevrage et d’empêcher le retour à la consommation de drogues illicites. Si le traitement est poursuivi, la fonction hépatique doit être surveillée de près.

Population pédiatrique

Aucune donnée n’est disponible chez les enfants de moins de 15 ans; par conséquent, la buprénorphine ne doit pas être utilisée chez les enfants de moins de 15 ans.

Précautions d’emploi

Ce produit doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant:

– asthme ou insuffisance respiratoire (des cas de dépression respiratoire ont été rapportés avec la buprénorphine, voir rubrique 4.3);

– insuffisance rénale (30% de la dose administrée est éliminée par voie rénale, l’élimination rénale peut donc être prolongée);

– insuffisance hépatique (le métabolisme hépatique de la buprénorphine peut être altéré, voir rubrique 4.3);

– blessures à la tête;

– augmentation de la pression intracrânienne;

– hypotension;

– hypertrophie prostatique;

– sténose de l’urètre.

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou une malabsorption du glucose-galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Buprenorphine 2 mg comprimés sublinguaux contiennent également le colorant azoïque jaune soleil (E110), ce qui peut provoquer des réactions allergiques.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

La buprénorphine ne doit pas être prise avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l’alcool. L’alcool augmente l’effet sédatif de la buprénorphine (voir rubrique 4.7).

L’effet d’autres médicaments sur la buprénorphine

La buprénorphine est métabolisée par le CYP3A4. Une étude d’interaction avec la buprénorphine et le kétoconazole (un puissant inhibiteur du CYP3A4) a entraîné une augmentation de la Cmax et de l’ASC (aire sous la courbe) de la buprénorphine (environ 70% et 50% respectivement) et, dans une moindre mesure, de la norbuprénorphine. L’administration concomitante de buprénorphine et d’inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple kétoconazole ou itraconazole, érythromycine, gestodène, troléandomycine, inhibiteurs de la protéase du VIH comme le ritonavir, l’indinavir, le nelfinavir et le saquinavir) peut entraîner une augmentation marquée des concentrations plasmatiques de buprénorphine et de norbuprénorphine. La combinaison doit être évitée ou surveillée de près car une réduction de dose peut être nécessaire.

L’interaction entre la buprénorphine et les inducteurs du CYP3A4 n’a pas été étudiée. Il est donc recommandé de surveiller étroitement les patients traités par la buprénorphine si des inducteurs enzymatiques tels que le phénobarbital, la carbamazépine, la phénytoïne et la rifampicine sont administrés en concomitance.

L’effet de la buprénorphine sur d’autres médicaments

La buprénorphine s’est avérée être un inhibiteur du CYP2D6 et du CYP3A4 in vitro . Le risque d’inhibition à des concentrations thérapeutiques in vivo semble faible mais ne peut être exclu. Lorsque la buprénorphine est associée à d’autres médicaments qui sont des substrats du CYP2D6 ou du CYP3A4, les concentrations plasmatiques de ces médicaments peuvent être augmentées et le risque d’effets indésirables dose-dépendants peut survenir. La buprénorphine n’inhibe pas l’enzyme CYP2C19 in vitro . L’effet sur d’autres enzymes qui métabolisent les médicaments n’a pas été étudié.

La buprénorphine doit être utilisée avec précaution en association avec:

– Benzodiazépines: Cette association peut entraîner la mort en raison d’une dépression respiratoire d’origine centrale. Par conséquent, les doses doivent être individuellement titrées et le patient doit être surveillé attentivement. Le risque d’abus de drogues doit également être pris en compte (voir rubrique 4.4).

– Autres dépresseurs du système nerveux central: autres dérivés opioïdes (antalgiques et antitussifs (tels que méthadone, dextropropoxyphène, codéine, dextrométhorphane et noscapine)), certains antidépresseurs, antagonistes des récepteurs H 1 sédatifs, barbituriques, anxiolytiques autres que les benzodiazépines, neuroleptiques, clonidine et substances apparentées. Ces combinaisons augmentent la dépression du système nerveux central et peuvent également affecter la capacité de conduire et d’utiliser des machines.

– Inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO): Exagération possible des effets des opioïdes sur la base de l’expérience avec la morphine.

À ce jour, aucune interaction notable n’a été observée avec la cocaïne.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Chez l’homme, il n’existe actuellement pas suffisamment de données pour évaluer l’innocuité de la buprénorphine lorsqu’elle est administrée pendant la grossesse. Des symptômes de sevrage néonatal et une suppression respiratoire ont été signalés chez les nouveau-nés après le traitement des mères pendant la dernière partie de la grossesse. Des études chez l’animal ont montré des effets toxiques sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Buprenorphine devrait seulement être utilisé pendant la grossesse si les avantages l’emportent sur le risque possible. À la fin de la grossesse, si des doses élevées doivent être administrées occasionnellement, ou si une utilisation continue est nécessaire, une surveillance néonatale doit être envisagée.

Allaitement maternel

La buprénorphine et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain. Chez les rats, la buprénorphine inhibe la lactation. Par conséquent, l’allaitement doit être interrompu pendant le traitement par la buprénorphine.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

En général, la buprénorphine a une influence mineure ou modérée sur la capacité de circuler en toute sécurité dans la circulation, d’utiliser des machines ou d’effectuer d’autres activités dangereuses. La buprénorphine peut causer de la somnolence, des étourdissements ou une altération de la capacité de penser, en particulier lorsqu’elle est associée à l’alcool ou à des dépresseurs du système nerveux central. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de l’exécution des activités mentionnées ci-dessus (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Ce médicament peut altérer la fonction cognitive et affecter la capacité du patient à conduire en toute sécurité. Cette classe de médicaments est dans la liste des médicaments inclus dans les règlements en vertu du paragraphe 5a du Road Traffic Act 1988. Lors de la prescription de ce médicament, les patients doivent être informés:

• Le médicament est susceptible d’affecter votre capacité à conduire

• Ne conduisez pas jusqu’à ce que vous sachiez comment le médicament vous affecte

• Conduire sous l’influence de ce médicament est une infraction

• Cependant, vous ne commettrez pas d’infraction (appelée «défense statutaire») si:

– Le médicament a été prescrit pour traiter un problème médical ou dentaire et

– Vous l’avez pris selon les instructions données par le prescripteur et dans les informations fournies avec le médicament et

– Ça n’affectait pas votre capacité à conduire en toute sécurité

4.8 Effets indésirables

L’apparition des effets secondaires dépend du seuil de tolérance du patient, plus élevé chez les toxicomanes que dans la population générale.

La convention de fréquence suivante est utilisée dans l’évaluation des effets indésirables: Très fréquent (≥ 1/10); commun (≥1 / 100 à <1/10); peu fréquent (≥1 / 1000 à ≤1 / 100); rare (≥ 1/10 000 à <1/1 000); très rare (≤ 1/10 000), inconnu (ne peut être estimé à partir des données disponibles).

Classe d’organe de système

La fréquence

Effets secondaires

Trouble du système immunitaire

Très rare:

Choc anaphylactique,

œdème angioneurotique (Quincke-œdème),

bronchospasme.

Troubles psychiatriques

Commun:

Anxiété,

Nervosité.

Rare:

Hallucinations.

Troubles du système nerveux

Très commun:

Insomnie.

Commun

Vertiges,

somnolence,

mal de tête.

Troubles oculaires

Commun:

Trouble de la lacrimation.

Troubles cardiaques

Commun:

Anomalies de l’ECG (allongement de l’intervalle QT).

Troubles vasculaires

Commun:

Syncope, hypotension orthostatique.

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Commun:

Rhinorrhée

Rare:

Dépression respiratoire.

Problèmes gastro-intestinaux

Commun:

Constipation,

la diarrhée,

la nausée,

vomissement,

douleur abdominale.

Troubles hépatobiliaires

Rare:

Nécrose hépatique,

hépatite.

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Commun:

Transpiration.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Très commun:

Asthénie,

syndrome de sevrage.

Commun:

Mal au dos,

Des frissons.

Chez les patients présentant une dépendance médicamenteuse marquée, l’administration initiale de buprénorphine peut produire un effet antagoniste similaire à celui associé à la naloxone.

En cas d’abus par voie intraveineuse, des réactions locales, parfois septiques, et une hépatite aiguë potentiellement grave ont été rapportées (voir rubrique 4.4).

Des cas de syndrome de sevrage néonatal ont été rapportés chez des nouveau-nés où les mères ont été traitées à la buprénorphine pendant la grossesse. Le syndrome peut être plus doux et de plus longue durée que celui qui est causé par des agonistes opioïdes complets à action brève. La nature du syndrome peut varier en fonction des antécédents d’utilisation de la mère (voir rubrique 4.6).

Des cas d’avortements spontanés associés à l’utilisation de la buprénorphine ont été signalés. Il n’est pas possible d’établir une relation causale, car les cas impliquent généralement d’autres drogues ou des facteurs de risque d’avortement spontané.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Il permet un suivi continu du rapport bénéfice / risque du médicament. Les professionnels de la santé sont invités à signaler tout effet indésirable suspecté via le système de carte jaune; site web: www.mhra.gov.uk/yellowcard

4.9 Surdosage

En cas de surdosage, des mesures de soutien générales doivent être mises en place, y compris une surveillance étroite de l’état respiratoire et cardiaque du patient. Le principal symptôme nécessitant une intervention est la dépression respiratoire, qui peut entraîner un arrêt respiratoire et la mort. Si le patient vomit, il faut prendre soin de prévenir l’aspiration du vomitus.

Traitement:

Un traitement symptomatique de la dépression respiratoire et des mesures standard de soins intensifs doivent être mis en place. Une voie aérienne brevetée et une ventilation assistée ou contrôlée doivent être assurées. Le patient doit être transféré dans un environnement dans lequel des installations de réanimation complètes sont disponibles.

L’utilisation d’un antagoniste des opioïdes (c.-à-d., Naloxone) est recommandée, malgré l’effet modeste qu’elle peut avoir pour inverser les symptômes respiratoires de la buprénorphine par rapport à ses effets sur les agonistes opioïdes complets.

La longue durée d’action de la buprénorphine devrait être prise en considération lors de la détermination de la durée du traitement et de la surveillance médicale nécessaire pour inverser les effets d’un surdosage.

5. Propriétés pharmacologiques
5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique: Médicaments utilisés en dépendance aux opioïdes, code ATC: N07BC01

Mécanisme d’action:

La buprénorphine est un agoniste / antagoniste partiel opioïde qui se lie aux récepteurs μ (mu) et κ (kappa) du cerveau. Son activité dans le traitement d’entretien des opiacés est attribuée à ses propriétés lentement réversibles avec les récepteurs μ qui, sur une période prolongée, pourraient minimiser le besoin de médicaments pour les patients dépendants.

Des effets de plafond agoniste des opioïdes ont été observés au cours d’études de pharmacologie clinique chez des personnes dépendantes aux opioïdes.

La buprénorphine a un large index thérapeutique en raison de son agoniste / antagoniste partiel qui limite ses effets suppresseurs sur la fonction cardiaque et respiratoire en particulier.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Lorsqu’elle est prise par voie orale, la buprénorphine subit un métabolisme de premier passage avec une N-désalkylation et une glucuroconjugaison dans l’intestin grêle et le foie. L’utilisation de ce médicament par voie orale est donc inappropriée.

Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes 90 minutes après l’administration sublinguale et la relation dose-concentration maximale est linéaire, entre 2 mg et 16 mg.

Distribution

L’absorption de la buprénorphine est suivie d’une phase de distribution rapide (demi-vie de distribution de 2 à 5 heures).

Biotransformation

La buprénorphine est métabolisée par la 14-N-désalkylation et la glucuroconjugaison de la molécule parente et du métabolite désalkylé. Les données cliniques confirment que le CYP3A4 est responsable de la N-désalkylation de la buprénorphine. La N-dealkylbuprénorphine est un agoniste μ (mu) -opioïde avec une faible activité intrinsèque.

Élimination

L’élimination de la buprénorphine est bi- ou tri-exponentielle et a une demi-vie plasmatique moyenne de 32 heures, due en partie à la réabsorption de la buprénorphine après hydrolyse intestinale du dérivé conjugué, et en partie à la nature hautement lipophile de la molécule. .

La buprénorphine est essentiellement éliminée dans les fèces par l’excrétion biliaire des métabolites glucuroconjugués (70%), le reste étant éliminé dans l’urine.

Populations particulières:

Personnes âgées : Aucune donnée pharmacocinétique chez les patients âgés n’est disponible.

Insuffisance rénale : L’élimination rénale joue un rôle relativement faible (~ 30%) dans la clairance globale de la buprénorphine. Aucune modification de dose basée sur la fonction rénale n’est requise, mais la prudence est recommandée lors de l’administration de sujets atteints d’insuffisance rénale sévère.

Insuffisance hépatique : L’élimination hépatique joue un rôle relativement important (~ 70%) dans la clairance globale de la buprénorphine et l’action de la buprénorphine peut être prolongée chez les sujets dont la clairance hépatique est altérée. Des doses initiales de buprénorphine plus faibles et une posologie prudente peuvent être nécessaires chez les patients atteints d’insuffisance hépatique légère à modérée. La buprénorphine est contre-indiquée chez les patients présentant un dysfonctionnement hépatique sévère (voir rubrique 4.3).

5.3 Données de sécurité précliniques

Les études toxicologiques ne montrent aucun risque pour l’homme en ce qui concerne les effets pharmacologiques, la toxicité avec des doses répétées, la génotoxicité ou la cancérogénicité.

La buprénorphine n’était pas tératogène dans les études animales. Des doses intramusculaires de 0,05 mg / kg / jour et plus ont entraîné un retard de croissance fœtale chez les rats. Des doses élevées (1 mg / kg / jour et plus) ont entraîné une augmentation de la mortalité périnatale chez les rats.

Une étude péri-postnatale avec administration orale de buprénorphine à des doses élevées (80 mg / kg / jour) durant la gestation et l’allaitement a entraîné une parturition difficile (possible à cause de l’effet sédatif de la buprénorphine), une mortalité néonatale élevée et un léger retard. dans le développement de certaines fonctions neurologiques (réflexe de redressement de surface et réponse de sursaut) chez des rats nouveau-nés.

6. Mentions pharmaceutiques
6.1 Liste des excipients

Stéarate de magnésium

Citrate de sodium

Povidone

Acide citrique anhydre

Amidon, prégélatinisé (maïs)

Lactose monohydraté

Coucher de soleil jaune (E110)

Crospovidone

Mannitol

6.2 Incompatibilités

N’est pas applicable.

6.3 Durée de conservation

Blisters (Al / Al): 2 ans

Blisters (Al / PVC / PVDC Perlalux Tristar Ultra): 1 an

Conteneurs de comprimés: 2 ans

6.4 Précautions particulières de conservation

Blister: Ne pas stocker au-dessus de 25 ° C. Conserver dans l’emballage d’origine afin de protéger de l’humidité.

Récipients pour comprimés: Ne pas conserver au-dessus de 30 ° C. Conserver le récipient hermétiquement fermé afin de le protéger de l’humidité.

6.5 Nature et contenu de l’emballage

Récipients pour comprimés (HDPE) avec un bouchon en plastique (LDPE) et un dessiccateur.

Blisters (Al / Al ou Al / PVC / PVDC Perlalux Tristar Ultra).

Plaquettes thermoformées résistantes aux enfants (Al / Al).

Pack tailles:

1, 7, 20, 24, 28, 48 et 50 comprimés sublinguaux.

Toutes les présentations ne peuvent pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Les médicaments qui ne sont plus nécessaires ne doivent pas être jetés dans les eaux usées ou dans les égouts municipaux. Les patients doivent être avisés de les renvoyer à une pharmacie ou de demander à leur pharmacien comment les éliminer conformément à la réglementation nationale. Ces mesures aideront à protéger l’environnement.

Instructions d’utilisation des plaquettes thermoformées résistantes aux enfants:

1. Ne poussez pas la tablette directement hors de la poche

2. Séparez une cellule de blister de la bande au niveau des perforations

3. Décoller délicatement le support à la flèche

4. Poussez la tablette à travers la feuille

5. Mettez la tablette sous votre tounge

7. Titulaire de l’autorisation

Actavis Group PTC ehf.

Reykjavíkurvegi 76-78

220 Hafnarfjörõur

Islande

8. Numéro (s) d’autorisation de mise sur le marché

PL 30306/0327

9. Date de première autorisation / renouvellement de l’autorisation

07/09/2011

10. Date de révision du texte

13/01/2016

11 Dosimétrie

LE CAS ÉCHÉANT

12 Instructions pour la préparation de produits radiopharmaceutiques

LE CAS ÉCHÉANT