Adalat retard 10 mg comprimés à libération modifiée


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1. Nom du médicament

Adalat retard 10 mg comprimés à libération modifiée

2. Composition qualitative et quantitative

Chaque comprimé à libération modifiée contient 10 mg de nifédipine.

Excipient à effet notoire : Lactose monohydraté

Pour la liste complète des excipients, voir la section 6.1.

3. Forme pharmaceutique

Comprimés à libération modifiée.

Comprimés ronds-roses, ronds, à libération modifiée, portant l’inscription A10 sur une face et une croix Bayer sur l’autre.

4. Renseignements cliniques
4.1 Indications thérapeutiques

Pour la prophylaxie de l’angine de poitrine chronique stable et le traitement de l’hypertension.

4.2 Posologie et mode d’administration

Posologie

La dose initiale recommandée d’Adalat retard est de 10 mg toutes les 12 heures avalées avec de l’eau avec une posologie ultérieure de dosage en fonction de la réponse. Les comprimés d’Adalat retard permettent le dosage de la dose initiale, qui peut être ajustée à 40 mgs toutes les 12 heures, à une dose quotidienne maximum de 80 mgs.

L’administration concomitante avec des inhibiteurs du CYP 3A4 ou des inducteurs du CYP 3A4 peut entraîner la recommandation d’adapter la dose de nifédipine ou de ne pas utiliser du tout de nifédipine (voir rubrique 4.5).

Durée du traitement

Le traitement peut être poursuivi indéfiniment.

Informations supplémentaires sur les populations spéciales

Population pédiatrique

L’innocuité et l’efficacité d’Adalat retard chez les enfants de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sur l’utilisation de la nifédipine dans l’hypertension sont décrites à la section 5.1

Personnes âgées (> 65 ans)

La pharmacocinétique d’Adalat retard est modifiée chez les personnes âgées, de sorte que des doses d’entretien plus faibles de la nifédipine peuvent être nécessaires.

Patients atteints d’insuffisance hépatique

La nifédipine est métabolisée principalement par le foie et, par conséquent, les patients présentant un dysfonctionnement hépatique léger, modéré ou sévère doivent être surveillés attentivement et une réduction de la dose peut être nécessaire. La pharmacocinétique de la nifédipine n’a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Patients atteints d’insuffisance rénale

Sur la base des données pharmacocinétiques, aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 5.2).

Méthode d’administration

Usage oral.

En règle générale, les comprimés sont avalés entiers avec un peu de liquide, avec ou sans nourriture.

Adalat retard ne doit pas être pris avec du jus de pamplemousse (voir rubrique 4.5).

4.3 Contre-indications

Adalat retard ne doit pas être administré à des patients présentant une hypersensibilité connue à la substance active ou à d’autres dihydropyridines en raison du risque théorique de réactivité croisée ou à l’un des excipients mentionnés aux sections 4.4 et 6.1.

Adalat retard ne doit pas être utilisé en cas de choc cardiogénique, de sténose aortique cliniquement significative, d’angor instable ou pendant ou dans les 4 semaines suivant un infarctus du myocarde.

Adalat retard ne doit pas être utilisé pour le traitement des crises aiguës d’angine de poitrine.

L’innocuité d’Adalat retard dans l’hypertension maligne n’a pas été établie.

Adalat retard ne doit pas être utilisé pour la prévention secondaire de l’infarctus du myocarde.

Adalat retard ne doit pas être administré en concomitance avec la rifampicine car des taux plasmatiques efficaces de nifédipine peuvent ne pas être atteints en raison d’une induction enzymatique (voir rubrique 4.5).

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Adalat retard n’est pas un bêta-bloquant et n’offre donc aucune protection contre les dangers du sevrage brutal des bêta-bloquants; un tel retrait devrait être une réduction progressive de la dose de bêta-bloquant de préférence sur 8 à 10 jours.

Adalat retard peut être utilisé en association avec des médicaments bêta-bloquants et d’autres antihypertenseurs, mais la possibilité d’un effet additif entraînant une hypotension orthostatique doit être prise en compte. Adalat retard n’empêchera pas d’éventuels effets de rebond après l’arrêt d’un autre traitement antihypertenseur.

Des précautions doivent être prises chez les patients ayant une pression artérielle très basse (hypotension sévère avec pression systolique inférieure à 90 mm Hg).

Adalat retard ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si l’état clinique de la femme nécessite un traitement par la nifédipine. Adalat retard doit être réservé aux femmes souffrant d’hypertension sévère qui ne répondent pas au traitement standard (voir rubrique 4.6).

Une surveillance attentive de la pression artérielle doit être exercée lors de l’administration de nifédipine avec du sulfate de magnésium IV, en raison de la possibilité d’une chute excessive de la pression artérielle, ce qui pourrait nuire à la mère et au fœtus. Pour plus d’informations concernant l’utilisation pendant la grossesse, se référer à la section 4.6.

Adalat retard n’est pas recommandé pendant l’allaitement, car la nifédipine a été signalée comme excrétée dans le lait maternel et les effets de l’exposition de la nifédipine au nourrisson ne sont pas connus (voir rubrique 4.6).

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée ou sévère, une surveillance attentive et une réduction de la dose peuvent être nécessaires. La pharmacocinétique de la nifédipine n’a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2). Par conséquent, la nifédipine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Adalat retard doit être utilisé avec prudence chez les patients dont la réserve cardiaque est faible. Une détérioration de l’insuffisance cardiaque a parfois été observée avec la nifédipine.

L’utilisation d’Adalat retard chez les patients diabétiques peut nécessiter un ajustement de leur contrôle.

Chez les patients dialysés atteints d’hypertension maligne et d’hypovolémie, une baisse marquée de la tension artérielle peut survenir.

La nifédipine est métabolisée par le système du cytochrome P450 3A4. Les médicaments connus pour inhiber ou induire ce système enzymatique peuvent donc modifier le premier passage ou la clairance de la nifédipine (voir rubrique 4.5).

Les médicaments qui sont des inhibiteurs connus du système cytochrome P450 3A4 et qui peuvent donc entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de la nifédipine comprennent, par exemple:

– les antibiotiques macrolides (par exemple, l’érythromycine)

– les inhibiteurs de la protéase anti-VIH (par exemple, le ritonavir)

– antimycosiques azolés (p. ex. kétoconazole)

– les antidépresseurs, la néfazodone et la fluoxétine

– quinupristine / dalfopristine

– acide valproïque

– la cimétidine

En cas d’administration concomitante avec ces médicaments, la pression artérielle doit être surveillée et, si nécessaire, une réduction de la dose de nifédipine doit être envisagée (voir rubrique 4.5).

Étant donné que ce médicament contient du lactose, les patients présentant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou une malabsorption du glucose-galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Pour une utilisation dans des populations particulières, voir la section 4.2.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

Les médicaments qui affectent la nifédipine

La nifédipine est métabolisée par le système du cytochrome P450 3A4, situé à la fois dans la muqueuse intestinale et dans le foie. Les médicaments connus pour inhiber ou induire ce système enzymatique peuvent donc altérer le premier passage (après administration orale) ou la clairance de la nifédipine (voir rubrique 4.4).

L’étendue ainsi que la durée des interactions doivent être prises en compte lors de l’administration de la nifédipine avec les médicaments suivants:

Rifampicine: La rifampicine induit fortement le système cytochrome P450 3A4. Lors d’une co-administration avec la rifampicine, la biodisponibilité de la nifédipine est nettement réduite et son efficacité est donc affaiblie. L’utilisation de la nifédipine en association avec la rifampicine est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

En cas d’administration concomitante d’inhibiteurs connus du système cytochrome P450 3A4, la pression artérielle doit être surveillée et, si nécessaire, une réduction de la dose de nifédipine doit être envisagée (voir rubriques 4.2 et 4.4). Dans la majorité de ces cas, aucune étude formelle visant à évaluer le potentiel d’interaction médicamenteuse entre la nifédipine et le (s) médicament (s) mentionné (s) n’a été menée jusqu’à maintenant.

Médicaments augmentant l’exposition à la nifédipine:

• les antibiotiques macrolides (par exemple, l’érythromycine)

les inhibiteurs de la protéase anti-VIH (p. Ex. Le ritonavir)

anti-mycotiques azolés (p. Ex., Kétoconazole)

fluoxétine

néfazodone

quinupristine / dalfopristine

cisapride

l’acide valproïque

cimétidine

diltiazem

En cas d’administration concomitante d’inducteurs du système cytochrome P450 3A4, la réponse clinique à la nifédipine doit être surveillée et, si nécessaire, une augmentation de la dose de nifédipine considérée. Si la dose de nifédipine est augmentée pendant la co-administration des deux médicaments, une réduction de la dose de nifédipine doit être envisagée lorsque le traitement est interrompu.

Médicaments diminuant l’exposition à la nifédipine:

rifampicine (voir ci-dessus)

phénytoïne

carbamazépine

phénobarbital

Effets de la nifédipine sur d’autres médicaments

La nifédipine peut augmenter l’effet hypotenseur des antihypertenseurs appliqués en concomitance.

Lorsque la nifédipine est administrée en même temps que les bêta-bloquants, le patient doit être surveillé attentivement, car on sait également que la détérioration de l’insuffisance cardiaque se développe dans des cas isolés.

Digoxine : L’administration simultanée de nifédipine et de digoxine peut entraîner une réduction de la clairance de la digoxine et, par conséquent, une augmentation du taux plasmatique de digoxine. Le patient doit donc être soumis à des contrôles préventifs des symptômes du surdosage de digoxine et, si nécessaire, la dose de glycoside doit être réduite.

Quinidine: L’ administration concomitante de nifédipine et de quinidine peut abaisser les concentrations plasmatiques de quinidine et, après l’arrêt de la nifédipine, une augmentation marquée des concentrations plasmatiques de quinidine peut être observée dans des cas individuels. Par conséquent, lorsque la nifédipine est soit administrée en plus ou interrompue, il est recommandé de surveiller la concentration plasmatique de la quinidine et, si nécessaire, d’ajuster la dose de quinidine. La pression artérielle doit être surveillée attentivement et, si nécessaire, la dose de nifédipine doit être diminuée.

Tacrolimus : Le tacrolimus est métabolisé par le système cytochrome P450 3A4. Les données publiées indiquent que la dose de tacrolimus administrée simultanément avec la nifédipine peut être réduite dans des cas individuels. Lors de la co-administration des deux médicaments, les concentrations plasmatiques de tacrolimus doivent être surveillées et, si nécessaire, une réduction de la dose de tacrolimus considérée.

Interactions médicament-aliment

Le jus de pamplemousse inhibe le système cytochrome P450 3A4. L’administration de nifédipine avec le jus de pamplemousse entraîne donc des concentrations plasmatiques élevées et une action prolongée de la nifédipine en raison d’un métabolisme de premier passage diminué ou d’une clairance réduite. En conséquence, l’effet hypotenseur de la nifédipine peut être augmenté. Après un apport régulier de jus de pamplemousse, cet effet peut durer au moins trois jours après la dernière ingestion de jus de pamplemousse. L’ingestion de jus de pamplemousse / pamplemousse doit donc être évitée lors de la prise de nifédipine (voir rubrique 4.2).

Autres formes d’interaction

La nifédipine peut augmenter faussement les valeurs spectrophotométriques de l’acide vanillylmandélique urinaire. Cependant, les mesures HPLC ne sont pas affectées.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Adalat retard ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si l’état clinique de la femme nécessite un traitement par la nifédipine (voir rubrique 4.4).

Lors d’études chez l’animal, la nifédipine a montré une embryotoxicité, une foetotoxicité et une tératogénicité (voir rubrique 5.3).

Il n’y a pas d’études adéquates et bien contrôlées chez les femmes enceintes.

D’après les preuves cliniques disponibles, aucun risque prénatal spécifique n’a été identifié, bien qu’une augmentation de l’asphyxie périnatale, de l’accouchement par césarienne, ainsi que de la prématurité et du retard de croissance intra-utérin aient été rapportés. Il n’est pas clair si ces rapports sont dus à l’hypertension sous-jacente, à son traitement ou à un effet médicamenteux spécifique.

Les informations disponibles sont insuffisantes pour exclure les effets indésirables des médicaments sur le fœtus et le nouveau-né. Par conséquent, toute utilisation pendant la grossesse nécessite une évaluation très prudente des risques et ne doit être envisagée que si toutes les autres options de traitement ne sont pas indiquées ou n’ont pas été efficaces.

Un œdème pulmonaire aigu a été observé lorsque des inhibiteurs calciques, entre autres la nifédipine, ont été utilisés comme agent tocolytique pendant la grossesse (voir rubrique 4.8), notamment en cas de grossesse multiple (jumeaux ou plus), par voie intraveineuse et / ou concomitante. utilisation d’agonistes bêta-2.

Allaitement maternel

La nifédipine est excrétée dans le lait maternel. La concentration de nifédipine dans le lait est presque comparable à la concentration sérique mère. Pour les formulations à libération immédiate, il est proposé de retarder l’allaitement ou l’expression du lait pendant 3 à 4 heures après l’administration du médicament pour diminuer l’exposition de la nifédipine au nourrisson (voir rubrique 4.4).

La fertilité

Dans des cas uniques de fécondation in vitro, des antagonistes du calcium comme la nifédipine ont été associés à des changements biochimiques réversibles dans la section de la tête des spermatozoïdes qui peuvent entraîner une altération de la fonction des spermatozoïdes. Chez les hommes qui échouent à plusieurs reprises à engendrer un enfant par fécondation in vitro, et où aucune autre explication ne peut être trouvée, les antagonistes du calcium comme la nifédipine doivent être considérés comme des causes possibles.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les réactions au médicament, dont l’intensité varie d’un individu à l’autre, peuvent altérer l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines (voir la section 4.8). Ceci s’applique particulièrement au début du traitement, au changement du médicament et en combinaison avec l’alcool.

4.8 Effets indésirables

Effets indésirables du médicament sur la base d’études contrôlées par placebo avec la nifédipine, classés par catégories de fréquence CIOMS III (base de données des essais cliniques: nifédipine n = 2661, placebo n = 1 486, état: 22 février 2006 et étude ACTION: nifédipine n = 3 825, placebo n = 3 840) sont listés ci-dessous: Des effets indésirables listés sous “communs” ont été observés avec une fréquence inférieure à 3% à l’exception de l’œdème (9,9%) et des céphalées (3,9%).

Les fréquences des effets indésirables rapportés avec les produits contenant de la nifédipine sont résumées dans le tableau ci-dessous. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies comme étant communes (≥1 / 100 à <1/10), rares (≥ 1/1000 à <1/100) et rares (≥ 1/10 000 à <1/1 000). Les effets indésirables identifiés seulement au cours de la surveillance post-commercialisation en cours, et pour lesquels une fréquence n’a pu être estimée, sont listés sous “Inconnu”.

System Organ Class (MedDRA)

Commun

Rare

Rare

Pas connu

Troubles du système sanguin et lymphatique

Agranulocytose

Leucopénie

Troubles du système immunitaire

Réaction allergique

Œdème allergique / œdème de Quincke (y compris œdème du larynx *)

Prurit

Urticaire

Téméraire

Réaction anaphylactique / anaphylactoïde

Troubles psychiatriques

Réactions d’anxiété

Les troubles du sommeil

Métabolisme et troubles nutritionnels

Hyperglycémie

Troubles du système nerveux

Mal de tête

vertige

Migraine

Vertiges

Tremblement

Par- / Dysesthésie

Hypoesthésie

Somnolence

Troubles oculaires

Perturbations visuelles

Douleur oculaire

Troubles cardiaques

Tachycardie

Palpitations

Douleur de poitrine

(Angine de poitrine)

Troubles vasculaires

Œdème (y compris œdème périphérique)

Vaso-dilatation

Hypotension

Syncope

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Congestion nasale

Saignement de nez

Dyspnée

Œdème pulmonaire**

Problèmes gastro-intestinaux

Constipation

Douleur gastro-intestinale et abdominale

La nausée

Dyspepsie

Flatulence

Bouche sèche

Hyperplasie gingivale

Vomissement

Insuffisance sphinctérienne gastro-oesophagienne

Troubles hépatobiliaires

Augmentation transitoire des enzymes hépatiques

Jaunisse

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Érythème

Nécrolyse épidermique toxique

Réaction allergique de photosensibilité

Purpura palpable

Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Crampes musculaires

Gonflement des articulations

Arthralgie

Myalgie

Troubles rénaux et urinaires

Polyurie

Dysurie

Système reproducteur et troubles mammaires

Dysfonction érectile

Troubles généraux et conditions du site d’administration

Se sentir pas bien

Douleur non spécifique

Des frissons

* = peut entraîner un pronostic vital

** des cas ont été rapportés quand ils étaient utilisés comme tocolytiques pendant la grossesse (voir rubrique 4.6)

Chez les patients dialysés atteints d’hypertension maligne et d’hypovolémie, une chute de pression sanguine peut survenir suite à une vasodilatation.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Il permet un suivi continu du rapport bénéfice / risque du médicament. Les professionnels de la santé sont invités à signaler tout effet indésirable suspecté via le système de carte jaune à l’adresse suivante: www.mhra.gov.uk/yellowcard.

4.9 Surdosage

Symptômes

Les symptômes suivants sont observés en cas d’intoxication sévère à la nifédipine:

Perturbations de la conscience au point de coma, chute de la tension artérielle, tachycardie, bradycardie, hyperglycémie, acidose métabolique, hypoxie, choc cardiogénique avec œdème pulmonaire.

Traitement

En ce qui concerne le traitement, l’élimination de la nifédipine et la restauration des conditions cardiovasculaires stables sont prioritaires. L’élimination doit être aussi complète que possible, y compris l’intestin grêle, pour éviter l’absorption subséquente par ailleurs inévitable de la substance active.

Le bénéfice de la décontamination gastrique est incertain.

1. Considérez le charbon actif (50 g pour les adultes, 1 g / kg pour les enfants) si le patient se présente dans l’heure suivant l’ingestion d’une quantité potentiellement toxique.

Bien qu’il puisse sembler raisonnable de supposer que l’administration tardive de charbon activé peut être bénéfique pour les préparations à libération prolongée (SR, MR), il n’y a aucune preuve à l’appui de cela.

2. Alternativement, envisager un lavage gastrique chez l’adulte dans l’heure qui suit un surdosage potentiellement mortel.

3. Envisager d’administrer d’autres doses de charbon actif toutes les 4 heures si une quantité cliniquement significative d’une préparation à libération prolongée a été ingérée avec une dose unique de laxatif osmotique (par exemple, sorbitol, lactulose ou sulfate de magnésium).

4. Les patients asymptomatiques doivent être observés pendant au moins 4 heures après l’ingestion et pendant 12 heures si une préparation à libération prolongée a été prise.

L’hémodialyse ne sert à rien car la nifédipine n’est pas dialysable, mais la plasmaphérèse est recommandée (forte liaison aux protéines plasmatiques, volume de distribution relativement faible).

L’hypotension à la suite d’un choc cardiogénique et d’une vasodilatation artérielle peut être traitée avec du calcium (10 à 20 ml d’une solution de gluconate de calcium à 10% administrée par voie intraveineuse pendant 5 à 10 minutes). Si les effets sont insuffisants, le traitement peut être poursuivi, avec surveillance ECG. Si une augmentation insuffisante de la pression artérielle est obtenue avec du calcium, des sympathomimétiques vasoconstricteurs tels que la dopamine ou la noradrénaline doivent être administrés. La posologie de ces médicaments doit être déterminée par la réponse du patient.

Une bradycardie symptomatique peut être traitée avec de l’atropine, des bêta-sympathomimétiques ou un stimulateur cardiaque temporaire, au besoin.

Les liquides supplémentaires doivent être administrés avec prudence pour éviter la surcharge cardiaque.

5. Propriétés pharmacologiques
5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique: inhibiteurs sélectifs des canaux calciques à effet principalement vasculaire, dérivés de la dihydropyridine, code ATC: C08CA05

La nifédipine est un antagoniste calcique spécifique et puissant du type 1, 4-dihydropyridine. Les antagonistes du calcium réduisent l’influx transmembranaire des ions calcium à travers le canal calcique lent dans la cellule. La nifédipine agit en particulier sur les cellules du myocarde et les cellules musculaires lisses des artères coronaires et des vaisseaux de résistance périphériques.

Dans l’hypertension, l’action principale d’Adalat retard est de provoquer une vasodilatation périphérique et donc de réduire la résistance périphérique.

Dans l’angine de poitrine, Adalat retard réduit la résistance vasculaire périphérique et coronaire, entraînant une augmentation du débit sanguin coronaire, du débit cardiaque et du volume systolique, tout en diminuant la post-charge.

De plus, la nifédipine dilate submaximalement les artères coronaires claires et athéroscléreuses, protégeant ainsi le cœur contre les spasmes des artères coronaires et améliorant la perfusion au myocarde ischémique.

La nifédipine réduit la fréquence des crises douloureuses et les modifications de l’ECG ischémique, quelle que soit la contribution relative du spasme de l’artère coronaire ou de l’athérosclérose.

Adalat retard administré deux fois par jour assure un contrôle de 24 heures de la pression artérielle élevée. Adalat retard provoque une réduction de la pression artérielle de sorte que le pourcentage d’abaissement est directement lié à son niveau initial. Chez les individus normotendus, Adalat retard a peu ou pas d’effet sur la pression artérielle.

Population pédiatrique

Des informations limitées sur la comparaison de la nifédipine avec d’autres antihypertenseurs sont disponibles à la fois pour l’hypertension aiguë et l’hypertension à long terme avec différentes formulations à des doses différentes. Les effets antihypertenseurs de la nifédipine ont été démontrés, mais les recommandations posologiques, l’innocuité à long terme et l’effet sur les résultats cardiovasculaires demeurent non établis. Les formes de dosage pédiatriques manquent.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Après administration orale, la nifédipine est rapidement et presque complètement absorbée. La disponibilité systémique de la nifédipine administrée par voie orale est de 45 à 56% en raison d’un effet de premier passage. Les concentrations plasmatiques et sériques maximales sont atteintes entre 1,5 et 4,2 heures avec Adalat retard (comprimés de 20 mg). La prise alimentaire simultanée entraîne une absorption retardée mais non réduite.

Distribution

La nifédipine est liée à environ 95% à la protéine plasmatique (albumine). La demi-vie de distribution après l’administration intraveineuse a été déterminée pour être de 5 à 6 minutes.

Biotransformation

Après administration orale, la nifédipine est métabolisée dans la paroi intestinale et dans le foie, principalement par des processus oxydatifs. Ces métabolites ne montrent aucune activité pharmacodynamique. La nifédipine est excrétée sous la forme de ses métabolites principalement par les reins et environ 5 à 15% via la bile dans les fèces. La substance inchangée est récupérée uniquement en traces (en dessous de 0,1%) dans l’urine.

Élimination

La demi-vie d’élimination terminale est de 6 à 11 heures (Adalat retard), en raison d’une absorption retardée. Aucune accumulation de la substance après la dose habituelle n’a été signalée pendant le traitement à long terme.

En cas d’altération de la fonction rénale, aucun changement important n’a été détecté par rapport aux volontaires sains. Dans une étude comparant la pharmacocinétique de la nifédipine chez des patients atteints d’insuffisance hépatique légère (Child Pugh A) ou modérée (Child Pugh B) et chez des patients ayant une fonction hépatique normale, la clairance orale de la nifédipine a été réduite de 48% en moyenne (Child Pugh A ) et 72% (Child Pugh B). En conséquence, l’ASC et la Cmax de la nifédipine ont augmenté en moyenne de 93% et 64% (Child Pugh A) et de 253% et 171% (Child Pugh B), respectivement, par rapport aux patients ayant une fonction hépatique normale. La pharmacocinétique de la nifédipine n’a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.4).

5.3 Données de sécurité précliniques

Les données précliniques ne révèlent aucun risque particulier pour l’homme sur la base d’études conventionnelles de toxicité à dose unique ou répétée, de génotoxicité et de potentiel carcinogène.

Toxicologie de la reproduction

Il a été démontré que la nifédipine produit des effets tératogènes chez le rat, la souris et le lapin, notamment des anomalies digitales, une malformation des extrémités, une fente palatine, une fente sternale et une malformation des côtes. Les anomalies digitales et les malformations des extrémités sont probablement le résultat d’un débit sanguin utérin compromis, mais ont également été observées chez des animaux traités avec de la nifédipine uniquement après la fin de la période d’organogenèse.

L’administration de nifédipine a été associée à divers effets embryotoxiques, placentotoxiques et foetotoxiques, notamment des foetus rabougris (rats, souris, lapins), de petits placentas et des villosités choriales sous-développées (singes), des morts embryonnaires et fœtales (rats, souris, lapins) et une grossesse prolongée. / diminution de la survie néonatale (rats, non évaluée chez d’autres espèces). Le risque pour l’homme ne peut être exclu si une exposition systémique suffisamment élevée est atteinte; cependant, toutes les doses associées aux effets tératogènes, embryotoxiques ou foetotoxiques chez l’animal sont toxiques pour la mère et représentent plusieurs fois la dose maximale recommandée chez l’homme (voir la section 4.6).

6. Mentions pharmaceutiques
6.1 Liste des excipients

Cellulose microcristalline

Amidon de maïs

Lactose monohydraté

Polysorbate 80

Stéarate de magnésium

Hypromellose

Macrogol 4000

Oxyde de fer ferrique (E172)

Dioxyde de titane (E171).

6.2 Incompatibilités

N’est pas applicable.

6.3 Durée de conservation

Blisters en PP: 4 ans

6.4 Précautions particulières de conservation

Stocker dans le récipient d’origine. Les comprimés doivent être protégés de la lumière forte.

6.5 Nature et contenu de l’emballage

Plaquettes thermoformées de 14 comprimés dans un emballage extérieur en carton, en paquets de 56 comprimés.

Les bandes de blister sont composées d’une feuille de polypropylène rouge de 0,3 mm soutenue par une feuille d’aluminium.

6.6 Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Aucune information supplémentaire

7. Titulaire de l’autorisation

Bayer plc

400 South Oak Way

Lecture, RG2 6AD

8. Numéro (s) d’autorisation de mise sur le marché

PL 00010/0151

9. Date de première autorisation / renouvellement de l’autorisation

Date de première autorisation:

7 mai 1987

Date du dernier renouvellement:

19 mai 2002

10. Date de révision du texte

31.08.2017